Julien Duvocelle (1873-1961)
L'Esclave (1910)
Huile sur toile, 24 x 19,5 cm
Signé en bas à gauche: J. Duvocelle

 

La carrière de Julien Duvocelle est peu documentée. Il suit les leçons de Pharaon de Winter à l’Ecole des Beaux-Arts de Lille, avant d’entrer dans l’atelier de Léon Bonnat, portraitiste et professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris. Entre 1897 et 1927, l’artiste expose presque chaque année au Salon des Artistes Français, principalement des portraits féminins. Le portrait de la mère de l’artiste, présenté à l’Exposition Universelle de 1900, lui permet d’obtenir une médaille de bronze. Il participe en 1905 à une exposition de portrait internationale à Brême et reçoit la commande d’une affiche pour la collection JOB - des images publicitaires d’une marque de papier à cigarette. 

En marge de son activité de portraitiste, il se spécialise, au cours des premières années du XXème siècle, dans la représentation de natures-mortes et de scènes macabres qui se rattachent à une veine symboliste morbide. La mort est personnifiée dans ses œuvres par des cranes ricanant aux globes oculaires exorbités qui s’apprêtent à emporter leur victime.

Notre petite toile est vraisemblablement l’esquisse ou une réduction de l’Esclave présentée par l’artiste au Salon de 1910. L’œuvre renvoie à l’Academisme de la fin du 19ème par son sujet et son réalisme photographique. Mais l’artiste y insuffle une bizarrerie et une noirceur qui lui est propre, livrant un tableau surprenant et original.

 

 

 

3 000 €