Gustave Boulanger (1824-1888)
Etude de deux figures pour La Via Appia au temps d'Auguste (Salon de 1874)
Sanguine et rehauts de blanc sur papier, 49,5 x 32 cm
Signé en bas à gauche G. Boulanger

 

Né à Paris de parents d’origine créole, Gustave Boulanger entre à l’Ecole des Beaux-Arts en 1846 où il fréquente l’atelier de Pierre-Jules Jollivet et Paul Delaroche. Il obtient le Prix de Rome en 1849 pour Ulysse reconnu par sa nourrice Euryclée après avoir échoué en 1848, ex-aequo avec William Bouguereau.

Après le succès du Combat de Coqs de Jean-Léon Gérôme en 1847, Boulanger devient un des principaux représentants de l’école néo-grecque au côté de Henri-Pierre Picou, Jean-Louis Hamon, Auguste Toulmouche, Alphonse Isambert ou Léopold Burthe. Leur art est notamment caractérisée par des thèmes antiques, une peinture claire, la primauté de la ligne et un goût pour la reconstruction archéologique. Marqué par un voyage en Algérie en 1845, Boulanger  consacre comme Gérôme, une partie de son art à l’Orientalisme.

Grand ami de Charles Garnier, l’artiste participe au décor de l’Opéra de Paris (1868-1874) et aux travaux de plusieurs édifices publics (Mairie du 13ème arrondissement de Paris, Opéra de Monte-Carlo…).

Notre sanguine est une étude préparatoire pour deux figures de son tableau de Salon de 1874 : La voie Appia au temps d’Auguste (ill. 1). Aujourd’hui perdu mais connu par la gravure, le tableau est une représentation pittoresque et fantasmée de l’entrée de la Ville éternelle par la fameuse via Appienne reliant Rome à Brindisi.

 

 

 

3000 €

 

 

 


Ill. 1 - Via Appia

gravure d'après La Via Appia au temps d'Auguste. Salon de 1874