Edgard Maxence (Nantes 1871 - La Bernerie-en-Retz 1954)
Etude de figure
Pierre noire sur papier, 24 x 20 cm
Signé en bas à droite E. Maxence 1895
Inscription en bas à droite illisible "Hommage à Madame du..."

 

Après des études à l'École des Beaux-Arts de Paris où il est élève de Jules-Elie Delaunay et Gustave Moreau, Edgard Maxence expose au Salon dès 1894. De 1895 à 1897, il expose au Salon de la Rose-Croix et fréquente les milieux symbolistes. En 1900, il reçoit une médaille d'or à l'Exposition Universelle de Paris et devient Chevalier de la Légion d'honneur avant d’être élevé au grade d'officier en 1927.

Maxence a toujours gardé une affection forte pour la Bretagne, sa terre natale, et les mythes celtiques parsèment son œuvre. S’inspirant des légendes médiévales, de personnages rêveurs et de visages fantasmagoriques, ses toiles semblent parler d’un monde mystérieux se déroulant en parallèle de notre vie ordinaire (Ill.1). C’est pour ce caractère mystique que Maxence conservera dans son œuvre jusqu’à sa mort en 1954 qu’il est considéré comme le « dernier des symbolistes ». Ce caractère mystique, que Maxence conservera dans son œuvre jusqu’à sa mort en 1954, lui vaudra d’être considéré comme le « dernier des symbolistes ».

Faisant preuve d'une grande virtuosité technique, Maxence excelle dans l’art du portrait qu’il présente dans les Salons nantais et parisiens. Il peint et dessine (d’après le modèle) sa famille et son entourage proche, puis devient le portraitiste de la bourgeoisie nantaise dont il reprend les modèles dans ses compositions symbolistes. Maxence a pour habitude de doubler ou tripler les figures dans ses œuvres où les canons féminins qu’il emprunte font figure de nymphes bretonnes médiévales (Ill.2). Notre feuille au dessin précis et délicat témoigne de cette habitude. L’artiste y représente le même modèle en deux têtes d’expression, l’une mélancolique, l’autre au regard plus inquisiteur.

 

1 200 €

 

 

Ill.1- L’Ame de la foret, 1898.
Nantes, Musée des Beaux-Arts

 

Ill.2 - Le Char des Anges, 1897.
Collection particulière